
Collection Longue vie
Histoires douces et images calmes de la culture coréenne contemporaine…
Écrit et illustré par Choi Hyang-rang
Office : juin 1
MEV : 05 juin 2008
ISBN13 : 978-2-916899-13-8
EAN : 9782916899138
PVP : 15 €
Traduit du coréen par Yang Jung-hee et Patrick Maurus
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- album, livre d’images pour enfants (Dilicom : 2521)
- 52 pages, tout en couleurs
- un grand format ; largeur : 255 mm ; hauteur : 255 mm
- relié, couverture cartonnée et finition soignée :
pelliculage mat
- graphisme : atelier Bigre, Paris

>> L’histoire…
Un thème de la période Joseon, “Les Dix symboles de la longévité”, ont inspiré profondément les arts en Corée. Autrefois, les femmes arrangeaient leur intérieur avec des éléments décoratifs représentant la longévité : le soleil, l’eau, les nuages, les rochers, les champignons, les bambous, les pins, les tortues, les cerfs, les grues, marquant ainsi le bonheur et la santé qu’elles souhaitaient pour les membres de leur famille…
L’histoire raconte le voyage d’une petite fille à la recherche des dix symboles, afin de prolonger la vie de son grand-père malade et alité.
Une évocation délicate de l’amour et de la vieillesse, du respect et de l’attachement, de la vie et de la mort, de la filiation et de l’immortalité.
Une découverte émouvante des croyances ancestrales des Coréens, de leur rapport au Monde et à la Terre, des fondements de leur culture.

>> Critique
Cet album émouvant invite le lecteur à
rencontrer la culture coréenne qui, fortement
influencée par l’idéologie taoïste, accordait une
grande importance à l’immortalité. Ainsi, cette
petite fille très attachante, part-elle à la
recherche des dix symboles qui permettaient de
vivre longtemps sans vieillir. Les illustrations,
mélange de techniques – peinture, collage et
montages -, sont joliment colorées et richement
travaillées avec divers matériaux. Elles
accompagnent admirablement l’atmosphère de
ce récit empreint d’amour et de sagesse. Un
beau recueil aux livrets cousus et papier de
qualité, qui peut aider à aborder ce thème
délicat qu’est la mort et apporte une solution
réelle pour dépasser ce sentiment de manque,
de perte : pourquoi ne pas nous dire, à l’instar
de cette petite fille, que l’être aimé continue à
vivre éternellement dans nos yeux ? (Choisir
un livre)
>> Extrait…
Quelques jours plus tard, je vais à l’hôpital avec Grand-mère.
Je murmure à l’oreille de Grand-père :
« Tu te souviens comment nous avons voyagé sur le nuage ? C’est le secret que partagent les meilleurs amis. »
Il ne répond rien.
Mais son visage éclairé par un vague sourire semble paisible et lumineux.
Quand je me réveille, ma première action est d’aller voir dans la chambre de Grand-père.
Mais j’ai beau attendre, Grand-père ne rentre pas à la maison.
Je vais voir dans sa chambre bien rangée.
Je sais maintenant que le cœur aussi peut avoir mal, comme lorsqu’on se coupe le doigt ou qu’on s’écorche les genoux,
Maintenant, au lieu d’ouvrir la porte de sa chambre et d’aller me serrer contre Grand-père, il me faut plusieurs heures de voiture pour le rencontrer.
Les gens disent que j’ai les mêmes yeux que Grand-père.
J’y réfléchis silencieusement.
Les dix symboles de longévité que j’ai rassemblés n’ont pas fait revivre Grand-père, mais peut-être continue-t-il à vivre éternellement dans mes yeux ?
Il me manque, mais je ne suis pas triste.